Offensifs, déterminés, solidaires pour l'avenir des retraites

 

Exceptionnelle! Dimanche 25 mai, à Paris, la manifestation nationale pour la sauvegarde des retraites a rassemblé autour de 600 000 personnes. Pas moins de 3 cortèges à travers Paris, pour permettre à la foule immense d'atteindre la Place d'Italie. Faute d’avoir pu faire le déplacement, des dizaines de milliers de provinciaux se sont réunis dans leurs villes.

Rouvrir des négociations

Le gouvernement doit entendre l'exigence exprimée d'ouvrir les négociations.

Les salariés ne doutent pas. Ils sont inquiets et n'ont plus confiance. Ils rejettent ce que propose le gouvernement. Ils attendent des mesures qui sauvegardent effectivement et durablement leurs systèmes de retraite solidaire. Les centaines de milliers de manifestants s'opposent à la mise en cause de la retraite à 60 ans et à la régression programmée du niveau des pensions dans le public comme dans le privé. Face à l’expression massive de leur mécontentement et de leurs attentes, il est de la responsabilité du gouvernement de rouvrir les discussions au plus vite sur le contenu même de la réforme des retraites.

Un choix de société

Le Gouvernement ne sauvera pas son projet à travers une campagne publicitaire aussi coûteuse que mystificatrice. Le produit est trop mauvais pour être sauvé par des techniques de communication. De même, refuser de discuter de propositions alternatives ne suffira pas pour faire accepter cette loi.

Aucun calendrier politique ne saurait justifier la volonté du Premier Ministre de passer en force. L'avenir des retraites constitue un choix de société pour des dizaines de millions de salariés actifs et retraités. Ce choix implique toutes les générations et il concerne une des dimension essentielles de notre système de solidarité.

Il exige un véritable débat démocratique, refusé jusqu’alors par le Gouvernement.

 

Des initiatives d'actions partout

Le gouvernement a quelques jours pour prendre la bonne décision: l'ouverture de nouvelles négociations et la révision de son calendrier.

La CGT appelle ses organisations, les militants et plus largement les salariés à poursuivre par des initiatives unitaires décidées sur le lieu de travail l'expression de cette exigence pour le Conseil des Ministres du 28 mai.

Dans le même temps il est nécessaire de débattre partout des suites de cette vaste mobilisation dans le cas où le gouvernement déciderait de passer en force

 

L'heure est à la multiplication des initiatives revendicatives, seuls le poids et la pression de toutes et de tous permettra d’imposer une véritable réforme de progrès.

 

 

Déclaration de la CGT

Montreuil, le 25 mai 2003