RETRAITES : L'AVENIR EST EN JEU

 

IMPOSER UN FINANCEMENT EFFICACE DES RETRAITES

 

La question du financement des retraites est cruciale. Il est possible de dégager 90 milliards d'euros de financement supplémentaire d'ici 2020.

 

Le Gouvernement veut limiter ce financement et répond ainsi aux vœux du MEDEF de "pas un sou de plus pour la retraite".

 

La C.G.T. réaffirme la nécessité de s'inscrire dans la logique d'une autre répartition des richesses crées et de garantir l'avenir de notre système par répartition. La réforme du financement doit être en lien avec le besoin de développer l'emploi.

 

EST-CE POSSIBLE ?

 

Nous mesurons, tous les conséquences de la baisse du coût du travail :

 

v     La baisse de notre salaire, c'est du moins pour faire face à nos besoins pour vivre et c'est du moins pour la consommation qui est moteur de la croissance ;

v     La baisse des recettes de cotisations sociales et les exonérations, c'est moins de réponses aux besoins sociaux de toute la population et générateur d'inégalités.

 

UN FINANCEMENT DE LA RETRAITE QUI FAVORISE L'EMPLOI :

 

Ø Le développement de l'emploi est indispensable afin de permettre à tout salarié d'avoir un travail effectif qui lui donne les moyens de vivre et lui permette de contribuer à la création de richesses supplémentaires.

 

Ø Plus de la moitié du besoin de financement des retraites à l'horizon 2020 peut être couverte par un développement de l'emploi. Chaque million de salariés supplémentaire au travail, c'est 20 milliards d'euros de ressources.

 

Ø Il serait possible dans un premier temps de revenir sur les avantages dont ont bénéficié les entreprises depuis 1985, soit 40 milliards d'euros dont la moitié pourrait être affectée à la retraite.

 

Ø Une partie du capital accumulé au travers des profits et ne sont pas réinvestis dans l'appareil productif, cela favoriserait également l'emploi : gain potentiel 10 milliards d'euros.

 

Quelles vont être les conséquences de cette réforme sur l'emploi ?

Avec l'allongement de la durée de cotisation, une partie des salariés va devoir travailler plus longtemps, ils seront de plus en plus nombreux à n'avoir pas assez pour vivre, et à devoir trouver du travail pour compléter leur pension. Nous pensons aux smicards, aux salariés précaires, peu qualifiés ou qui ont eu des périodes de chômage. On nous demande de revenir à des niveaux de pension d'il y a plus de 50 ans avec un système inégalitaire et non solidaire, où est donc le modèle social européen ?

 

Au fait, savez-vous que "La campagne nationale de communication sur les retraites du Gouvernement coûte 15 millions d'Euros : n'auraient-ils pas dû aller dans les caisses pour les retraites ?